Depuis plusieurs jours, nos camarades les faucheurs volontaires font de la com’ tous azimuts. Pas un jour sans une manif devant le siège du Haut Conseil des Biotechnologies à Paris, la démission d’un scientifique du conseil scientifique (1 sur combien ?), un autre sur la démission des ONG du HCB, un autre encore avec le lancement d’une pétition… Ils nous donnent le tournis. ça sent la pré-campagne électorale présidentielle ça non ?
Enfin vu de notre campagne, tout ce cirque nous a bien l’air d’être bien séquencé. On se croirait même dans une campagne de pub. Avec un slogan : « non aux OGM cachés ».
Tout cela pour nous dire quoi : les militants alters ne veulent pas que les semenciers puissent créer des variétés à partir de nouvelles technologies de sélection.

S’il est légitime de s’interroger sur les technologies et leurs conséquences, il ne faut pas se tromper sur l’objectif des Faucheurs volontaires : frapper du sceau de l’infamie – OGM – des semences. Et interdire ! Car pour ces héritiers de mai 68, « interdit d’interdire » est un slogan obsolète !! Donc interdisons tout progrès selon eux.
Petit détail : ils oublient les bénéfices de la recherche.Des variétés résistantes à la septoriose, aux rouilles… nous ne devons pas être les seuls à les souhaiter ??
Les variétés de triticales utilisées dans la bio ? Issue de la sélection des semenciers. Pourquoi Stéphane Foucart du Monde n’en parle-t-il pas ?
Quelques faucheurs volontaires appelés délinquants ont tenté de mener hier une opération de sensibilisation au salon de l’agriculture. Rappelons que ces jusqu’aux-boutistes s’introduisent de nuit dans nos champs et détruisent nos récoltes. lls ont donc voulu dénoncer les pratiques agricoles : le diester, l’utilisation d’herbicides, les semences tolérantes aux herbicides (VTH)… bref, une contestation fourre-tout ! L’opération a fait un bide. Notons que le Ministère de l’agriculture a quand même reçu ces militants d’un autre âge sur son stand.
Que vient en effet faire un Conseil régional sur ce type de dossier ? Les variétés de tournesol ou de colza dont ne veut pas le baron Biteau sont inscrites au catalogue. Elles sont donc autorisées par la réglementation. Il revient donc aux agriculteurs la liberté de les utiliser ou non.