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Destruction d’un champ de tournesol : les Faucheurs doivent être condamnés

Le gouvernement devrait avoir conscience que non seulement les Faucheurs Volontaires sont des délinquants violents mais que rien n’arrêtera leur surenchère. C’est ce que montre le saccage d’un champ de tournesol qui s’est produit du 31 juillet au 1er août dernier à Tour-Sur-Orb (34). Le mode d’action est le même : une opération de nuit et masquée. Leur revendication est toujours la même : dénoncer les OGM qui seraient cachés en demandant rien de moins que « les municipalités arrêtent de fermer les yeux (…) et fassent détruire ces champs » ! Rien de moins ! La question de la mutagénèse, et celles des Variétés Tolérantes au herbicides n’est qu’un prétexte pour ces militants environnementalistes. Ils cherchent à imposer par la force leur vision de la société : la décroissance. Ces militants ne connaissent rien aux pratiques agronomiques étant pour l’immense majorité d’entre eux étrangers au monde agricole. Ils cherchent une victoire en obtenant un moratoire contre les cultures issues de la mutagénèse. Une fois ce moratoire obtenu, ils passeront à un nouveau combat contre l’agriculture.

Arrêtons d’opposer la bio et le conventionnel. ça n’a aucun sens !!

Un ami nous envoie un article qui a été publié dans le journal Le Monde : « Les semences, à la source du goût » (6 juin 2018). La parole est donnée à Catherine Flohic, auteure, journaliste et éditrice, qui a consacré « des mois d’enquête et a rassemblé une quarantaine d’entretiens au long cours pour écrire un livre : Les Semences en questions, de la terre à l’assiette.

Il y a maintenant une manie qui consiste à opposer les agricultures. D’un côté il y aurait la bio qui serait l’idéale et de l’autre le conventionnel, forcément trafiqué en laboratoire. C’est une belle illusion ou une ignorance flagrante. Car les laboratoires de l’INRA sont depuis longtemps à l’origine de variétés utilisées en bio ou non. Comme par exemple le triticale, un croisement entre le seigle et le blé, très cultivé en bio. Ainsi Pierre-Henri Gouyon, présenté comme biologiste dans l’article du Monde mais qui est aussi un soutien actif des Faucheurs volontaires confond les genres. Il délaisse sa casquette de scientifique pour endosser celle du militant environnementaliste en disant : « il y a aujourd’hui d’autres techniques comme la mutagenèse, qui induit volontairement des mutations génétiques dans un organisme. L’industrie prétend que c’est ce que fait la nature, mais ces manipulations n’ont rien de naturel. Cela leur permet surtout de breveter la semence… C’est là, selon moi, le problème majeur des OGM, dissimulés ou non. ». C’est tout simplement faux. Ce n’est pas un problème en soi. Les faucheurs volontaires vont-il occuper les magasins Biocoop, Léa Nature par exemple ?

Le journal Le Monde s’égare ensuite complètement lorsqu’ il dit : « il est urgent de remettre de la diversité dans les champs, librement, avec des semences paysannes qui s’adaptent aux conditions variables et aux terroirs différents, et savent mieux résister aux maladies, sans recours à la chimie. « La stratégie de l’homogénéité maximale est contraire à toute agriculture durable, et pourrait même mener à une véritable catastrophe, alerte M. Gouyon. Si tout est pareil dans les champs, un seul pathogène pourrait engendrer une épidémie dévastatrice. ».

La diversité ne vient pas forcément des semences paysannes. Les paysans que nous sommes demeurent encore libres de faire eux-mêmes leurs semences ou de recourir à des semences certifiées. Le fameux catalogue des semences tant décrié par les faucheurs volontaires est au contraire un bon moyen de préserver cette diversité. Et quand on parle « d’homogénéisation » de l’alimentation, cela ne vient surement pas du monde agricole. Il n’y a qu’à se promener dans des étals pour observer une immense diversité de variétés et de produits.

 

Source : https://abonnes.lemonde.fr/m-gastronomie/article/2018/06/07/les-semences-a-la-source-du-gout_5311169_4497540.html

Le bide des faucheurs volontaires à Dijon – décryptage

faucheurs dijon avril 2018Les faucheurs volontaires ont visiblement raté leur rassemblement à Dijon les 5 et  6 avril dernier.

Privés de procès en raison d’une grève des avocats, les militants écologistes ont, du coup, cherché à enfumer la presse.

Le premier ressort des mouvements activistes consiste à organiser des « happenings » pour offrir une image visuelle aux media. Or les faucheurs volontaires se sont heurtés à la faiblesse de leur troupe. Seuls 100 à 150 militants ont répondu présents à leur appel. Et l’on a finalement vu quelques retraités (même si nous n’avons rien contre les retraités) sillonner Dijon en distribuant des tracts contre les « OGM cachés ».

Du coup, les faucheurs ont cherché à dénicher un scoop. Sonner trompettes et clairons. Le voici :

Pour obtenir les colzas « Clearfield » (ou VTH Variétés Tolérantes aux Herbicides), la société BASF, en plus de la mutagenèse, aurait « utilisé une autre technique : la multiplication in vitro de cellules de pollen, destinée à en transformer le plus grand nombre possible en embryons, puis en plantules. Ce procédé permet de gagner plusieurs années de multiplication et d’évaluation des nouvelles plantes afin d’accélérer l’arrivée des profits résultant de la commercialisation des nouvelles semences. »

Le scoop fait pschitttt… Car il n’y a rien de nouveau pour qui s’intéresse à l’agronomie. Et il n’y a rien de scandaleux à cela. 75% des surfaces de colza sur notre territoire proviennent de semences hybrides issues de cette technique décriée par les faucheurs.

Il est pour le moins étonnant que les faucheurs se réveillent maintenant d’autant que cette technique est largement utilisée pour le piment, l’asperge, l’orge, l’aubergine et le blé. 

Il est évident que la démarche des faucheurs est de tout interdire notamment dans le secteur de la recherche variétale.

Notons un point amusant soulignée par la société BASF dans un communiqué de presse : contrairement à ce qu’affirme les faucheurs, BASF n’est pas une entreprise semencière et ne commercialise donc pas de semences contrairement à ce qu’affirme la Confédération paysanne. 

Derrière le folklore des faucheurs se cachent des actes violents. N’oublions pas qu’ils doivent comparaître devant le tribunal de Dijon le 15 et 16 novembre 2018 pour avoir saccagé une parcelle d’essai mené par un agriculteur, essai qui avait pour objectif de limiter le recours aux produits phytosanitaires.

Ne nous y trompons pas, c’est bien les faucheurs qui doivent être jugés pour leur saccage et non les agriculteurs pour les techniques qu’ils utilisent en toute légalité !

Dijon : ce que les Faucheurs volontaires nous cachent

FVLes Faucheurs volontaires sont privés de procès à Dijon en raison… d’une grève des avocats.

38 militant radicaux devaient comparaitre ce jeudi 5 avril au tribunal en Côte d’Or pour avoir saccagé une parcelle de colza en novembre 2016. Les faucheurs avaient rameuté le banc et l’arrière banc pour transformer ce procès en tribunal médiatique contre l’agriculture. Patatra, le mouvement social des avocats les prive d’une tribune médiatique. A la va-vite, les militants maintiennent la kermesse qu’ils avaient prévu. Pendant deux jours, leur groupuscule va faire acte de présence à Dijon.

 On connait leurs arguments :

-       Le système agricole cultive des OGM qui seraient « cachés ».

Les Faucheurs veulent instruire le procès de la mutagénèse. Cette technique est pourtant très connue en agriculture. Et le bio en profite largement. C’est le cas du blé Rénan qui est la variété la plus répandue en bio. Citons également les 350 000 hectares de Triticale, un hybride artificiel entre le blé et le seigle bio, cultivé aussi en majorité en bio.

-       Les agriculteurs seraient aux mains de l’agrochimie.

Nous autres producteurs serions privés de notre liberté de choix. Notez la subtilité de l’argument qui nous fait passer – nous autres paysans – pour des benêts. Messieurs les faucheurs, sachez-le une bonne fois pour toute : nous sommes libres d’utiliser ou non telle ou telle semence. Faut-il que vous soyiez à ce point éloignés de l’agriculture pour avancer de telles contre-vérités ?

-       Les variétés tolérantes aux herbicides (VTH) créeraient des résistances insurmontables.

Les Faucheurs brandissent la fameuse question des résistantes en agriculture. Mais ce sujet n’est pas né avec les VTH. Cette question est même inhérente à la biologie. On retrouve le même débat avec les antibiotiques. En agriculture, les bonnes pratiques agronomiques avec les rotations notamment permettent de gérer les résistances.

Quelle est donc la réalité des faucheurs volontaires aujourd’hui ?

-       Ils rassemblent 100 voire 200 personnes maximum sur tout le territoire. C’est vraisemblablement le nombre de militants que l’on comptabilisera ce jeudi à Dijon. Comparé aux belles heures de José Bové, c’est aujourd’hui un groupuscule déclinant.

-       L’immense majorité des faucheurs n’a jamais cultivé la moindre parcelle de terre. Cela ne les empêche pas de donner des leçons d’agronomie et d’écologie aux paysans qui eux, vivent au contact de la nature.

-       Les Faucheurs ne sont pas des donneurs d’alerte contrairement à leurs affirmations. Ce sont des délinquants qui saccagent des champs appartenant à des paysans. Ils agissent souvent de nuit. Certains d’entre eux ont été condamnés en 2016 par la Cour de cassation à trois mois de prison avec sursis et 11000 euros de dommages et intérêts pour avoir détruit des parcelles de tournesol de deux agriculteurs près de Tours en 2010.

-       Les Faucheurs sont-ils transparents comme ils le disent ? On attend toujours qu’ils se livrent à la Justice pour avoir saccagé de nuit 11 hectares de tournesol chez l’un des nôtres dans l’Allier en 2011.Donneurs d’alerte ? Surtout quand ils ne risquent pas grand chose…

faucheurs

FOIX : les faucheurs banalisent la violence

Bruno Strée, faucheur volontaire, était convoqué ce mardi 20 février au tribunal de Foix en Ariège pour avoir refusé un prélèvement d’ADN en 2017. Il avait été condamné pour « détérioration de bien privé » pour avoir saccagé nos champs de tournesols en juillet 2010. Le militant écologiste parade aujourd’hui devant les media et se dit donneur d’alerte. POUr cette destruction de nos parcelles, la Justice a réussi à rattraper, en, réalité, trois faucheurs. Ceux-ci ont été condamnés au final à 4 mois de prison de sursis et 11000 euros d’amendes par la Cour de Cassation.

Une personne qui s’introduit chez vous, de nuit, qui viole votre propriété privée, saccage violemment votre travail s’appelle bien un… délinquant. N’en déplaise aux faucheurs.

Délinquant : personne qui a commis un délit ou une infraction.

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-favier/blog/200218/je-ne-suis-pas-un-voyou-ni-un-delinquant-je-suis-un-militant-un-lanceur-dalertes

Les faucheurs volontaires devraient demander des comptes à Biocoop !

Les Faucheurs volontaires sont venus samedi dernier 18 février 2018 dans un magasin Carrefour à Ecully dans la banlieue de Lyon pour étiqueter des produits « OGM cachés ». L’un des organisateurs, Jean-Luc Juthier est bien connu de ce type d’opérations. Dans le passé, il a déjà participé au saccage de champs appartenant à des paysans, n’hésitant pas à s’introduire dans des exploitations et ravager des récoltes (« non OGM » précisons-le) avec d’autres militants.

Il est important de rappeler qu’il n’y a pas de culture OGM en France, tout simplement car il existe un moratoire dans notre beau pays.

Du coup, les faucheurs volontaires estiment que certaines variétés échappent à la réglementation qui seraient en réalité des « OGM cachés ».

Les faucheurs ne sont pas bien cohérents : les « chips faucheurs » vendus par l’enseigne biocoop pour soutenir les militants environnementalistes radicaux sont cuites avec de l’huile de tournesol issue de mutagénèse que ces mêmes faucheurs dénoncent…

 

 

 

Conclusions de l’avocat de la Cour de Justice de l’Union Européenne : les semences de colza et de tournesol issues de la mutagénèse ne sont pas des OGM.

Marre des faucheurs dénonce la guérilla juridique et le double-jeu de certaines ONG environnementalistes

 

Tours, le 18 janvier 2018 – Les paysans victimes des faucheurs volontaires sont rassurés par les conclusions données ce jour par l’avocat général de la Cour de Justice de l’Union Européenne sur la mutagénèse.

Le Collectif Marre des Faucheurs en tire deux conclusions :

  • L’avocat général affirme clairement que « les organismes obtenus par mutagénèse sont, en principe, exemptés des obligations prévues par la directive sur les OGM ». Il ne voit « aucun élément susceptible d’affecter la validité de l’exemption relative à la mutagénèse ». Cela confirme que les semences de colza et de tournesol que nous utilisons ne sont pas des OGM.
  • La France comme tout Etat membre doit avoir une réglementation en phase avec celle de l’Union Européenne, ce qui est actuellement le cas sur la mutagénèse. L’agriculture française fait partie de l’Europe. Il n’y a donc pas lieu de faire adopter une législation ou une réglementation franco-française sur le sujet. Marre des faucheurs rappelle que le Président de la République Emmanuel Macron s’est engagé à refuser toute sur-transposition.

Marre des faucheurs dénonce le double-jeu et la guérilla juridique menée par certaines associations environnementalistes qui soutiennent par ailleurs des faucheurs volontaires, auteurs d’actions violentes. Ceux-ci détruisent des parcelles agricoles, violent la propriété privée de paysans et saccagent le bien d’autrui.

Marre des faucheurs attend désormais l’avis définitif de la Cour de Justice de l’Union Européenne et rappelle que la mutagénèse a été mise au point et développée il y a plus de 50 ans par la recherche publique. Cette technique bénéficie aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle.

Marre des Faucheurs : nous sommes plusieurs agriculteurs à avoir subi depuis 2010 des destructions de nos champs de tournesol. Ces saccages ont été menés parfois de nuit selon des méthodes commandos parfaitement rodées. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus accepter le discours des Faucheurs et leur diktat qui relèvent d’une manipulation doublée d’une grande violence. C’est pourquoi, nous prenons la parole. Le 25 mai 2016, la Cour de Cassation a rendu son verdict en rejetant la demande de trois faucheurs volontaires. Les faucheurs volontaires, condamnés à trois mois de prison avec sursis et dommages et intérêts, ont vu leur peine aggravée par 4 000 € de dommages et intérêts supplémentaires. Marre des Faucheurs rassemble des paysans qui ont subi des destructions dans l’Allier, l’Isère, le Rhône, la Drôme et l’Indre-et-Loire.

Quand la Fondation Nicolas Hulot invente des OGM « cachés »

La Fondation Nicolas Hulot a mis en ligne il y a quelques jours une vidéo dénonçant des OGM dits « cachés », se basant sur la définition des OGM donnée par la directive européenne 2001/18.  D’une redoutable logique, la Fondation Hulot nous prévient que ces OGM « cachés » se « retrouvent dans nos assiettes à notre insu ».

Comme beaucoup d’ONG environnementalistes, la Fondation Nicolas Hulot est championne des raccourcis, des demi-vérités…c’est plus simple pour faire passer un message anxiogène !

-Ainsi la fameuse directive 2001/18 n’est citée que pour son premier article. Exit les articles suivants et les annexes ! Faut simplifier on vous dit…

-Contrairement à ce qu’affirme la Fondation Nicolas Hulot, les variétés de tournesol et de colza tolérantes à des herbicides existent depuis de nombreuses années en Europe et non pas de puis 2010… Toutes sont inscrites à un catalogue (français et/ou européen). Il n’y a donc pas d’OGM cachés en France. Tout est transparent ! Tous les blés cultivés en France y compris ceux issus de semences dites « paysannes » sont tolérants à des herbicides. La variété de blé la plus cultivée en BIO est même issue d’un programme de recherche utilisant la mutagénèse !

-Pour lutter contre l’envahissement des cultures par une plante allergène -l’ambroisie- des agriculteurs utilisent des semences de tournesol dites VTH (variétés tolérantes aux herbicides). L’agriculteur peut décider de traiter ou non sa culture pour éviter d’être envahi. Mais l’utilisation d’herbicide n’augmente pas !

Pourquoi les exigences de l’Appel de Poitiers n’ont aucun sens

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Des ONG réunies dans un collectif appelé l’Appel de Poitiers viennent de publier une lettre ouverte au Ministre de l’écologie Nicolas Hulot. Les écologistes demandent notamment «  de suspendre l’autorisation de culture des « variétés rendues tolérantes aux herbicides » (VrTH) jusqu’à la mise en place d’une réglementation stricte permettant d’évaluer avant toute autorisation leurs impacts sanitaires, environnementaux, agronomiques et socio-économiques ».

Les ONG ne sont pas bien renseignées car les variétés que l’on utilise sont toutes officiellement inscrites au catalogue. Elles sont été testées par des services compétents et indépendants avant toute inscription. La mission est même confiée au GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) qui est un groupement d’intérêt public, organisme officiel unique en France assurant l’expertise sur les nouvelles variétés végétales et l’analyse de la qualité des Semences. Il est constitué notamment par l’INRA, le Ministère en charge de l’Agriculture et le GNIS.

Sauf que les faucheurs volontaires ont cherché par tous les moyens à empêcher cette évaluation en détruisant les essais du GEVES à Angers en avril 2015…

Les variétés ont bien été évaluées et approuvées comme toute autre semence.

Il serait hasardeux de la part de Nicolas Hulot de suspendre les VTH. Cela reviendrait tout simplement à dédire les services de l’Etat.

Dijon Céréales : quand les Faucheurs volontaires travestissent la réalité

Alors que les Faucheurs volontaires sont convoqués demain au tribunal de Dijon pour avoir saccagé des parcelles de colza, les militants écologistes vont en profiter pour mener une opération de communication. Pour décrypter la propagande des faucheurs, revenons strictement aux faits.

- Les militants écologistes ont saccagé des parcelles de colza appartenant à la coopérative Dijon Céréales en novembre 2016 et avril 2017. Celle-ci a porté plainte. Il s’agit bien d’un acte de vandalisme. Les victimes sont bien l’agriculteur et les techniciens dont le travail a été détruit et non les faucheurs !

- Les faucheurs se présentent comme lanceurs d’alerte invoquant l’état de nécessité pour justifier leur action. Ils dénoncent des OGM qui seraient cachés : les VrTH (c’est-à-dire Végétaux rendus Tolérants aux Herbicides). L’état de nécessité invoqué est un leurre. Car les variétés utilisées par les agriculteurs tout comme les désherbants sont autorisés par la loi et la réglementation. Si chacun a le droit d’avoir sa propre opinion, est-il pour autant légitime de détruire le travail d’autrui et de violer la propriété privée ? Par ailleurs, les VRTH ne sont pas des OGM comme le rappelle la réglementation européenne. C’est la Directive 2001/18/CE  qui fournit la définition de la notion d’organisme génétiquement modifié. Or, la mutagénèse dont sont issues les VRTH n’y figure pas.

- Les Faucheurs invoquent le manque de transparence sur ces cultures. L’argument est fallacieux : les VRTH font l’objet d’un plan d’accompagnement mis en place par l’ensemble des acteurs du monde agricole et le ministère de l’agriculture. C’est même disponible sur le web.

Notons que les Faucheurs volontaires ont saccagé le 18 août dernier des parcelles de tournesol en Haute-Garonne arguant que les pratiques manquaient elles–aussi de transparence. Sauf que ces parcelles avaient été présentées officiellement au printemps dernier car faisant partie d’une expérimentation agroécologique appelée Syppre dont le but est justement de réduire le recours aux produits phytos. A lire absolument ici.

Il ne faut pas s’y tromper. Les faucheurs mènent un combat idéologique sur le dos de l’agriculture. Les VRTH ou toute autre technique ne sont qu’un prétexte…