Archive for MDF

Les Faucheurs Volontaires se prennent les pieds dans le RoundUp

Après avoir inventé des OGM qui seraient cachés, les Faucheurs volontaires viennent d’inventer « des colzas et tournesols produits en France qui sont des OGM, des variétés de plantes “pesticidées” au Roundup ». Rien de moins ! Les militants environnementalistes sont donc allés le 30 mars dernier dans un supermarché à Saint Etienne de Fontbellon près d’Aubenas pour étiqueter des huiles de tournesol et de colza. Et de préciser que « la cour de justice européenne en juillet 2018 a interdit ces variétés, mais la France n’a rien fait ».

Pour ceux qui ne le savent pas : jamais on n’utilise de Roundup sur les variétés que dénoncent les Faucheurs. Ça n’a tout simplement aucun sens. Le Roundup est un désherbant, ce qui reviendrait à flinguer purement et simplement nos champs de tournesol et de colza et à n’avoir aucune récolte.

Précision pour les non initiés : la cour de justice de l’UE n’a jamais interdit ces variétés. De la même manière qu’elle n’a jamais prohibé non plus le blé Rénan, largement utilisé en agriculture biologique et qui est un « OGM caché ».

Chez les Faucheurs, on n’est pas à un mensonge prêt à moins que ce ne soit de l’incompétence. Mais dans les deux cas, les Faucheurs sombrent dans l’imposture !

 

L’opération étiquetage des Faucheurs Volontaires fait un GROS BIDE

Samedi dernier, des Faucheurs volontaires se sont rendus dans des supermarchés à Givors (69), à Figeac (46), à Gourvilly (29) et à la Toison d(Or (près de Dijon -21). L’opération des militants environnementalistes visait  à étiqueter des produits contenant des OGM et notamment des tournesols et colzas. Le résultat est un GROS FLOP. On compte 10 militants ici, 15 là. Allez 30 maxi ici encore.

Les paysans que nous sommes ne peuvent que dénoncer cette mascarade. Nous posons une question aux Faucheurs Volontaires : si vous alliez au bout de votre logique, vous devriez aller dans tous types de supermarchés pour étiqueter les produits bio et conventionnels. La mutagénèse que vous dénoncez a été mis au point il,y a plus de 50 ans et bénéficient aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle !!!

 

CP MdF – FV magasin – 180319

Les Faucheurs Volontaires veulent étiqueter des produits OGM : une mascarade !

 Les Faucheurs Volontaires annoncent vouloir étiqueter dans des magasins des produits qui contiendraient des OGM. Ce groupuscule semble vouloir cibler les tournesols et colzas.

Les paysans rassemblés dans le collectif Marre des Faucheurs dénoncent cette mascarade :

-       Les militants environnementalistes vont-ils se rendre dans les chaines de magasin bio ? En effet, s’ils allaient au bout de leur logique, ils devraient également étiqueter l’huile de tournesol oléique[1] bio qui est un excellent substitut à l’huile de palme. Ce tournesol produit en agriculture biologique intègre des lignées issues de la mutagénèse que les Faucheurs Volontaires considèrent comme OGM ! Plus de 80% du tournesol bio est ainsi oléique. Or, le cahier des charges défini pour la production et l’étiquetage Agriculture Biologique interdit la culture de variétés OGM !

-       Pour appuyer leur argumentation, les Faucheurs Volontaires font une lecture volontairement biaisée d’un avis de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 25 juillet 2018. La Cour avait pourtant clairement statué que les tournesols et colza issus de la mutagénèse qui sont actuellement cultivés en France, sont exemptés de l’application des exigences de la Directive 2001/18. En effet, la directive 2001/18 sur les OGM « ne s’applique pas aux organismes obtenus au moyen de certaines techniques de mutagénèse, à savoir celles qui ont été traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ».

 

 

 

 

Marre des Faucheurs rappelle que la mutagénèse a été mise au point et développée il y a plus de 50 ans par la recherche publique. Cette technique bénéficie aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle.

 

 

Marre des Faucheurs : Nous sommes plusieurs agriculteurs à avoir subi depuis 2010 des destructions de nos champs de tournesol. Ces saccages ont été menés parfois de nuit selon des méthodes commandos parfaitement rodées. Aujourdhui, nous ne pouvons plus accepter le discours des Faucheurs et leur diktat qui relèvent dune manipulation doublée dune grande violence. Cest pourquoi, nous prenons la parole. Le 25 mai 2016, la Cour de Cassation a rendu son verdict en rejetant la demande de trois faucheurs volontaires. Les faucheurs volontaires, condamnés à trois mois de prison avec sursis et dommages et intérêts, ont vu leur peine aggravée par 4 000 de dommages et intérêts supplémentaires. Marre des Faucheurs rassemble des paysans qui ont subi des destructions dans lAllier, lIsère, le Rhône, la Drôme et lIndre-et-Loire.

CP MdF – FV magasin – 040319


[1] https://www.quintesens-bio.com/page-culture-production/tournesol-oleique/

Faucheurs Volontaires : de vrais délinquants et une enquète foireuse

Résultat de recherche d'images pour "faucheurs"Le site web Basta Mag revient sur la décision de la Cour de Justice de Dijon sur la relaxe des faucheurs volontaires suite à la destruction de parcelles d’expérimentation et de l’envahissement des locaux de Dijon Céréales en novembre 2016. Le 17 janvier 2018, les faucheurs ont été relaxés car l’enquête réalisée par les forces de l’ordre était tellement imprécises que les jugent l’ont considérée comme nulle. Le jugement précise qu’une revendication ne peut pas se substituer à une constatation précise des faits. On peut légitimement se poser la question si l’enquête n’a pas été délibérément malmenée. La conséquence de cette décision qui ne sera pas jugée en appel est que les faucheurs peuvent à continuer détruire,  saccager et revendiquer leur vandalisme sans que cela conduise à une condamnation.

En cas de destruction, les forces de l’ordre doivent faire un recensement précis des preuves sur les auteurs présumés et leur mode opératoire.

Le site environnementaliste militant Inf’Ogm précise la pensée de l’avocat des faucheurs – Guillaume Tumerelle :« cet argumentaire est donc fort intéressant pour la transparence des cultures mises à l’essai par les coopératives ». Il souligne aussi que « la relaxe est prononcée pour un défaut de caractérisation de l’infraction de destruction de bien d’autrui, le tribunal a donc retenu notre argumentaire. Les industriels des pesticides et des semences ne pourront plus contourner la législation OGM entraînant sans cesse une augmentation des consommations de pesticides. ».

Maître Tumerelle fait (volontairement ?) une lecture biaisée car la Cour n’a pas retenu l’argumentaire des faucheurs – qui ont revendiqué l’action à la barre – contre les plantes tolérantes aux herbicides. Les magistrats ne se sont  prononcés ni sur ce point ni sur le réglementation.

Ce jugement risque donc de justifier d’autres éventuelles destructions.

Les magistrats relaxé les faucheurs car l’enquête a été foireuse. Voilà, c’est dit !

 

Grenoble : un séminaire sur les sciences un peu court en bouche

Sur internet, nous avons pu lire un compte-rendu d’un séminaire présenté par un certain Christophe Baticle le lundi 8 octobre 2018, à la Maison des Sciences de l’Homme de Grenoble. Le sujet concerne la science et ses contestations.

Après avoir parlé des chasseurs qui « font usage de connaissance scientifique très tôt », l’auteur aborde le sujet, du côté des sujets agricoles. Il prend l’exemple des VrTH (variétés rendues tolérantes à un herbicide) que nous connaissons bien ! Mais notre auteur fait de grosses approximations du type : « Les VrTH, ces espèces végétales mutées de manière artificielle ».

Pas forcément ! Les scientifiques nous expliquent qu’il existe la mutagénèse aléatoire et la mutagénèse dirigée. La mutagénèse existe naturellement dans la nature. Les gènes mutent tout simplement dans la nature. Et c’est l’honneur des scientifiques de repérer ces phénomènes pour ensuite les reproduire en laboratoire.

Un peu plus loin : « les espèces VRTH sont en effet tolérantes au glyphosate ainsi qu’à d’autres pesticides ». Faux.

Les VRTH que nous pouvons utiliser ne sont pas tolérants au glyphosate. Ce dernier est un désherbant total et si nous l’utilisions sur nos cultures de tournesol ou de colza, il n’y aurait plus de culture du tout… !

Encore : « il existe également une inquiétude de la part des agriculteurs, face à l’utilisation des VrTH. ».Il faudrait que l’auteur nous fasse part de ses sources pour se permettre d’avancer cette affirmation. Son propos n’est pas précis : certains agriculteurs ont besoin de VTH pour désherber leur champ, notamment dans des situations difficiles, d’autres n’en n’ont absolument pas besoin car ils ne cultivent pas d’oléagineux, d’autres ont leurs habitudes et ne souhaitent pas les changer, d’autres enfin ne voient pas l’intérêt pour eux…

On aurait aimer lire un compte-rendu un peu plus rationnel.

 

La créativité littéraire des faucheurs masque leur délinquance

La créativité littéraire des Faucheurs volontaires n’a pas de limite. C’est toujours une source d’étonnement de voir combien ce groupuscule vieillissant est capable de transformer la réalité. Ainsi donc 70 militants environnementalistes ont déposé le 16 octobre dernier leur nom au tribunal de Rodez pour revendiquer le saccage de 2 hectares de tournesol opéré le 15 août 2018.

- Ils disent avoir « neutralisé » une parcelle. Comme s’il s’agissait d’une bombe nucléaire. A les lire, on a l’impression qu’ils sont intervenus pour sauver Hiroshima.

- Ils se présentent comme « lanceurs d’alerte ». Tiens, cela pourrait donner des idées aux délinquants du 31 réveillon de la Saint Sylvestre qui pourraient revendiquer leur vandalisme au nom d’une pseudo alerte en vue de neutraliser les véhicules qui sont des polluants notoires…

- Ils se disent « non violents »… 2 hectares de tournesol ravagés, le travail d’agriculteurs saccagé… N’est-ce pas violent de détruire une récolte ?

- On apprend ainsi que l’action des Faucheurs est « solidaire ». Et quoi d’autre encore : charitable, joyeuse, bienveillante… ?

Les Faucheurs Volontaires disent assumer leurs actes ? On attend toujours qu’ils se dénoncent dans l’affaire d’un champ de tournesol de 11 hectares saccagé, chez l’un de nos collègues paysans en 2011. Ils ont agi de nuit, masqué. Pour ne pas être vu. Comme des délinquants…

Les activistes végans ne sont pas des « crétins » mais des délinquants

Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde… Voilà que la tête de liste écologiste pour les européennes Yannick Jadot (EELV), même s’il condamne « sans ambiguïté » les attaques de boucheries perpétrées par des activistes végans, les qualifie de « crétins ». C’était sur France info le 12 octobre dernier. Sauf que Monsieur Jadot, ces activistes ne sont pas des crétins mais des délinquants. Il est important de bien qualifier les faits dont se rendent responsables ces militants environnementalistes sous peine de croire que vous êtes légèrement complice…

Destruction d’un champ de tournesol : les Faucheurs doivent être condamnés

Le gouvernement devrait avoir conscience que non seulement les Faucheurs Volontaires sont des délinquants violents mais que rien n’arrêtera leur surenchère. C’est ce que montre le saccage d’un champ de tournesol qui s’est produit du 31 juillet au 1er août dernier à Tour-Sur-Orb (34). Le mode d’action est le même : une opération de nuit et masquée. Leur revendication est toujours la même : dénoncer les OGM qui seraient cachés en demandant rien de moins que « les municipalités arrêtent de fermer les yeux (…) et fassent détruire ces champs » ! Rien de moins ! La question de la mutagénèse, et celles des Variétés Tolérantes au herbicides n’est qu’un prétexte pour ces militants environnementalistes. Ils cherchent à imposer par la force leur vision de la société : la décroissance. Ces militants ne connaissent rien aux pratiques agronomiques étant pour l’immense majorité d’entre eux étrangers au monde agricole. Ils cherchent une victoire en obtenant un moratoire contre les cultures issues de la mutagénèse. Une fois ce moratoire obtenu, ils passeront à un nouveau combat contre l’agriculture.

Arrêtons d’opposer la bio et le conventionnel. ça n’a aucun sens !!

Un ami nous envoie un article qui a été publié dans le journal Le Monde : « Les semences, à la source du goût » (6 juin 2018). La parole est donnée à Catherine Flohic, auteure, journaliste et éditrice, qui a consacré « des mois d’enquête et a rassemblé une quarantaine d’entretiens au long cours pour écrire un livre : Les Semences en questions, de la terre à l’assiette.

Il y a maintenant une manie qui consiste à opposer les agricultures. D’un côté il y aurait la bio qui serait l’idéale et de l’autre le conventionnel, forcément trafiqué en laboratoire. C’est une belle illusion ou une ignorance flagrante. Car les laboratoires de l’INRA sont depuis longtemps à l’origine de variétés utilisées en bio ou non. Comme par exemple le triticale, un croisement entre le seigle et le blé, très cultivé en bio. Ainsi Pierre-Henri Gouyon, présenté comme biologiste dans l’article du Monde mais qui est aussi un soutien actif des Faucheurs volontaires confond les genres. Il délaisse sa casquette de scientifique pour endosser celle du militant environnementaliste en disant : « il y a aujourd’hui d’autres techniques comme la mutagenèse, qui induit volontairement des mutations génétiques dans un organisme. L’industrie prétend que c’est ce que fait la nature, mais ces manipulations n’ont rien de naturel. Cela leur permet surtout de breveter la semence… C’est là, selon moi, le problème majeur des OGM, dissimulés ou non. ». C’est tout simplement faux. Ce n’est pas un problème en soi. Les faucheurs volontaires vont-il occuper les magasins Biocoop, Léa Nature par exemple ?

Le journal Le Monde s’égare ensuite complètement lorsqu’ il dit : « il est urgent de remettre de la diversité dans les champs, librement, avec des semences paysannes qui s’adaptent aux conditions variables et aux terroirs différents, et savent mieux résister aux maladies, sans recours à la chimie. « La stratégie de l’homogénéité maximale est contraire à toute agriculture durable, et pourrait même mener à une véritable catastrophe, alerte M. Gouyon. Si tout est pareil dans les champs, un seul pathogène pourrait engendrer une épidémie dévastatrice. ».

La diversité ne vient pas forcément des semences paysannes. Les paysans que nous sommes demeurent encore libres de faire eux-mêmes leurs semences ou de recourir à des semences certifiées. Le fameux catalogue des semences tant décrié par les faucheurs volontaires est au contraire un bon moyen de préserver cette diversité. Et quand on parle « d’homogénéisation » de l’alimentation, cela ne vient surement pas du monde agricole. Il n’y a qu’à se promener dans des étals pour observer une immense diversité de variétés et de produits.

 

Source : https://abonnes.lemonde.fr/m-gastronomie/article/2018/06/07/les-semences-a-la-source-du-gout_5311169_4497540.html

Le bide des faucheurs volontaires à Dijon – décryptage

faucheurs dijon avril 2018Les faucheurs volontaires ont visiblement raté leur rassemblement à Dijon les 5 et  6 avril dernier.

Privés de procès en raison d’une grève des avocats, les militants écologistes ont, du coup, cherché à enfumer la presse.

Le premier ressort des mouvements activistes consiste à organiser des « happenings » pour offrir une image visuelle aux media. Or les faucheurs volontaires se sont heurtés à la faiblesse de leur troupe. Seuls 100 à 150 militants ont répondu présents à leur appel. Et l’on a finalement vu quelques retraités (même si nous n’avons rien contre les retraités) sillonner Dijon en distribuant des tracts contre les « OGM cachés ».

Du coup, les faucheurs ont cherché à dénicher un scoop. Sonner trompettes et clairons. Le voici :

Pour obtenir les colzas « Clearfield » (ou VTH Variétés Tolérantes aux Herbicides), la société BASF, en plus de la mutagenèse, aurait « utilisé une autre technique : la multiplication in vitro de cellules de pollen, destinée à en transformer le plus grand nombre possible en embryons, puis en plantules. Ce procédé permet de gagner plusieurs années de multiplication et d’évaluation des nouvelles plantes afin d’accélérer l’arrivée des profits résultant de la commercialisation des nouvelles semences. »

Le scoop fait pschitttt… Car il n’y a rien de nouveau pour qui s’intéresse à l’agronomie. Et il n’y a rien de scandaleux à cela. 75% des surfaces de colza sur notre territoire proviennent de semences hybrides issues de cette technique décriée par les faucheurs.

Il est pour le moins étonnant que les faucheurs se réveillent maintenant d’autant que cette technique est largement utilisée pour le piment, l’asperge, l’orge, l’aubergine et le blé. 

Il est évident que la démarche des faucheurs est de tout interdire notamment dans le secteur de la recherche variétale.

Notons un point amusant soulignée par la société BASF dans un communiqué de presse : contrairement à ce qu’affirme les faucheurs, BASF n’est pas une entreprise semencière et ne commercialise donc pas de semences contrairement à ce qu’affirme la Confédération paysanne. 

Derrière le folklore des faucheurs se cachent des actes violents. N’oublions pas qu’ils doivent comparaître devant le tribunal de Dijon le 15 et 16 novembre 2018 pour avoir saccagé une parcelle d’essai mené par un agriculteur, essai qui avait pour objectif de limiter le recours aux produits phytosanitaires.

Ne nous y trompons pas, c’est bien les faucheurs qui doivent être jugés pour leur saccage et non les agriculteurs pour les techniques qu’ils utilisent en toute légalité !