Saccage de deux essais en Côté d’Or : les faucheurs s’en prennent à des paysans

On apprend que les faucheurs volontaires ont saccagé lundi dernier deux plate-forme d’essais de colza en Côté d’Or près de Dijon.

Ce groupuscule déclinant continue à montrer son vrai visage. Le commando écologiste s’en est pris au travail de deux paysans. Quand donc cessera le saccage de nos champs ? Ces ultras écologistes n’ont strictement aucun respect pour le travail d’autrui. Ils se sont introduits à l’insu de tous, de nuit pour saccager et détruire.
Dans la matinée, ces mêmes délinquants sont venus occuper le siège social de la coopérative agricole Dijon Céréales et déverser des plants de colza.
Ils parlent de « désobéissance civile ». Il s’agit en fait d’un acte de vandalisme.
Ils montrent au passage toute leur incompétence : ils veulent dénoncer les OGM qui seraient cachés en France. Ils oublient qu’il n’y a aucun OGM cultivé dans notre pays et que les techniques de mutagénèse qu’ils dénoncent sont largement utilisés par l’agriculture bio. Les produits alimentaires bio que les faucheurs achètent sont issus de la mutagénèse. Rappelons que les faucheurs ont été condamnés pour avoir détruit nos champs de tournesol en Indre en 2010. La Cour d’Appel puis la Cour de Cassation avaient durci les peines contre les faucheurs (voir ici).

La parapluie et le droit

Le Conseil d’Etat a donc décidé de poser un certain nombre de questions à la Cour Européenne de justice sur les plantes issues de la mutagénèse.

La France Agricole relate l’affaire (voir ici

L’avis du Conseil d’Etat (voir ici)

A la lecture de la décision, je dois vous avouer que si le style juridique n’est pas trop notre truc, nous avons été attiré par le point 19 sur l’application du principe de précaution. L
Un paragraphe ahurissant. Nous traduisons pour rendre le topo plus compréhensif : en cas d’absence d’études scientifiques, de données et si la probabilité persiste, il faut mettre en place des mesures restrictives. Avec une telle vision, on peut tous interdire ! « On ne sait pas, on ne sait jamais, donc il faut interdire ». Le bons sens serait peut être qu’avant de procéder à une interdiction, il faut suivre, voir et évaluer. Bref le principe de prévoyance. Pour nos colzas et tournesols issus de la mutagénèse, ça s’appelle un plan d’accompagnement. Exactement, ce que le monde agricole a mis en place !
En attendant, cela ne ous empêche pas d’utiliser des semences VTH puisqu’elles sont autorisées.

19. …………il découle du principe de précaution consacré par les stipulations précitées que, lorsque des incertitudes subsistent sur l’existence ou la portée de risques, des mesures de protection peuvent être prises sans attendre que la réalité et la gravité de ces risques soient pleinement démontrées.
Une application correcte de ce principe présuppose l’identification des conséquences potentiellement négatives d’un produit et une évaluation complète du risque fondée sur les données scientifiques les plus fiables et les résultats les plus récents de la recherche internationale.
Lorsqu’il s’avère impossible de déterminer avec certitude l’existence ou la portée du risque allégué en raison de la nature insuffisante, non concluante ou imprécise des résultats des études menées, mais que la probabilité d’un dommage réel persiste dans l’hypothèse où le risque se réaliserait, le principe de précaution justifie l’adoption de mesures restrictives.

Ils saccagent des champs : injustifiable !

Suite à la destruction d’une parcelle de tournesol semence dans les Pyrénées Orientales, le journal agricole du département (L’agri du 1er septembre 2016) a publié un article avec notamment l’interview des deux faucheurs. Il s’agit de récidivistes.

Ils expliquent benoitement l’action comme si cela était normal. L’agriculteur victime ? On s’en fout…

Imagine-t-on des délinquants ayant agressé des policiers pavaner dans les journaux ?

article

Les agriculteurs sans cesse pointés du doigt

Je vous recommande lire cette édito signe par J.P. Pelras à propos d’un saccage de tournesol dans les Pyrénées orientale cet été. 

ll faut rester droit dans ses bottes

Independant photoDe nouveau les activistes ont détruit 3 ha de tournesol en production de semences dans les Pyrénées orientales. Le journal l’indépendant (voir ci-dessous) a pu rencontrer l’agriculteur victime des vandales. Ce dernier ne souhaite pas que son nom soit rendu public. On peut le comprendre du fait du contexte local et du mode d’action des vandales qui sont des délinquants. Bien évidemment en profitant de la nuit, ils ont détruit toute la production mais surtout n’hésitent pas à faire de nouvelles menaces. Une plainte a été déposée mais malheureusement il ne faut pas s’attendre à des miracles. Notre collègue Michel Gasson a connu la même mésaventure en 2010. Le site privilégié de ces délinquants, « Inf ‘Ogm » avait relayé les délires de leurs revendications. La gendarmerie avait demandé aux rédacteurs de donner la source. A l’époque ce site de propagande s’était drapé derrière la protection de sources des journalistes.
En 2016 la propagande a de nouveau fonctionné sur les réseaux sociaux et le site info Ogm. J’ose dire que face à ces excités, il ne faut pas se laisser intimider et être droit dans les bottes.

Lire l’article de L’Indépendant du 25 août 2016

Lettre d’un agriculteur à un leader des faucheurs volontaires

Peine aggravée pour la destruction de deux parcelles de tournesol non-OGM

Lu dans la France Agricole

Tours1

Tours2

La Cour de Cassation condamne les faucheurs volontaires

Destruction de champs tournesol :

la Cour de Cassation condamne les faucheurs volontaires. Les faucheurs reconnus comme délinquants

La Cour de Cassation vient de rendre son verdict en rejetant la demande de trois faucheurs volontaires. Les militants environnementalistes avaient saccagé en juillet 2010 des parcelles de tournesol cultivées par deux agriculteurs près de Tours. Les faucheurs volontaires condamnés à trois mois de prison avec sursis et dommages et intérêts, voient leur peine aggravée par 4 000 &euro de dommages et intérêts supplémentaires.

Cette décision durcit donc les jugements rendus en 1ère instance par le tribunal de Tours en novembre 2012 puis par la Cour d‚Appel d‚Orléans en juin 2014. La décision en Appel avait déjà été plus sévère vis-à-vis des faucheurs.

La décision de Justice rejette toutes les arguties fallacieuses des faucheurs. Ceux-ci avaient saccagé des parcelles de tournesol au motif que les variétés sont obtenues par mutagénèse. Cette technique agricole a été mise au point par la Recherche publique (INRA). Elle est développée depuis plus de 50 ans et bénéficie, entre autres, à l‚agriculture biologique ou raisonnée.

Pour Michel BEAUCHESNE, agriculteur victime des activistes : « Après deux procès au cours desquels les faucheurs avaient mobilisé des activistes écologistes et des témoins comme Marc DUFUMIER professeur retraité d‚AgroParisTech, Justice est enfin rendue ! Ce dernier comme 5 autres avaient dédaigné s’exprimer devant le tribunal ! »

Fabien LABRUNIE, 2ème agriculteur victime se souvient particulièrement du dédain de ces militants et de ceux qui les manipulent. « Cette décision est un soulagement qui intervient 6 ans après les faits. Nous y voyons enfin une reconnaissance claire et nette des agriculteurs, du droit de propriété ainsi que la liberté d‚entreprendre en parfaite adéquation avec la Loi ! Nous allons enfin pouvoir être indemnisés et continuer sereinement notre métier en pratiquant une agriculture la plus raisonnée possible !».

Contact :
Fabien Labrunie – contact@marredesfaucheurs.fr

Les Faucheurs volontaires se mettent le doigt dans l’oeil

vilmorin

Nos camarades faucheurs volontaires se sont invités vendredi 20 mai dans un centre de recherche Vilmorin du groupe Limagrain dans le département de la Drôme.

Bref une petite répétition avant les rassemblements du lendemain des anti Monsanto dans de nombreuses villes. Leur objectif : dénoncer l’emprise maléfique de Monsanto, l’agriculture agro industrielle, le glyphosate, les OGM…… Pour l’occupation des locaux de Vilmorin, la confédération paysanne a mené les opérations. Elle dénonce la volonté du Groupe Limagrain de vouloir développer ses recherches variétales par l’utilisation de nouvelles technologies de sélection.

Les faucheurs se mettent le doigt dans l’œil pour 2 raisons :

  1. 1- Les agriculteurs ont besoin de solutions et la génétique végétale peut y contribuer. On ne peut pas nous demander à la fois de réduire les intrants et nous couper d’une source potentielle de réduction des usages par des semences améliorées, comme nous disaient les anciens.
  2. 2- On ne peut pas dénoncer le monopole de Monsanto sur des techniques OGM et refuser à un groupe français d’acquérir l’expertise et la capacité de développer ces techniques de sélection. Nous autres agriculteurs sommes demandeurs de nouvelles variétés, de nouvelles techniques… et en même temps nous revendiquons notre liberté pour les adopter ou non.

Derrière cette gesticulation de communication il y a la volonté d’un petit groupe bien relayé dans la presse parisienne d’imposer une vision : l’image mytique du paysan.
Nous sommes des paysans mais pas ceux d’Epinal.

Le Monde : référence ou propagande ?

Depuis plusieurs jours, nos camarades les faucheurs volontaires font de la com’ tous azimuts. Pas un jour sans une manif devant le siège du Haut Conseil des Biotechnologies à Paris, la démission d’un scientifique du conseil scientifique (1 sur combien ?), un autre sur la démission des ONG du HCB, un autre encore avec le lancement d’une pétition… Ils nous donnent le tournis. ça sent la pré-campagne électorale présidentielle ça non ?

Enfin vu de notre campagne, tout ce cirque nous a bien l’air d’être bien séquencé. On se croirait même dans une campagne de pub. Avec un slogan : « non aux OGM cachés ».
Tout cela pour nous dire quoi : les militants alters ne veulent pas que les semenciers puissent créer des variétés à partir de nouvelles technologies de sélection. 

Agri

S’il est légitime de s’interroger sur les technologies et leurs conséquences, il ne faut pas se tromper sur l’objectif des Faucheurs volontaires : frapper du sceau de l’infamie – OGM – des semences. Et interdire ! Car pour ces héritiers de mai 68, « interdit d’interdire » est un slogan obsolète !! Donc interdisons tout progrès selon eux.

Petit détail : ils oublient les bénéfices de la recherche.Des variétés résistantes à la septoriose, aux rouilles… nous ne devons pas être les seuls à les souhaiter ??
Les variétés de triticales utilisées dans la bio ? Issue de la sélection des semenciers. Pourquoi Stéphane Foucart du Monde n’en parle-t-il pas ?