Le bide des faucheurs volontaires à Dijon – décryptage

faucheurs dijon avril 2018Les faucheurs volontaires ont visiblement raté leur rassemblement à Dijon les 5 et  6 avril dernier.

Privés de procès en raison d’une grève des avocats, les militants écologistes ont, du coup, cherché à enfumer la presse.

Le premier ressort des mouvements activistes consiste à organiser des « happenings » pour offrir une image visuelle aux media. Or les faucheurs volontaires se sont heurtés à la faiblesse de leur troupe. Seuls 100 à 150 militants ont répondu présents à leur appel. Et l’on a finalement vu quelques retraités (même si nous n’avons rien contre les retraités) sillonner Dijon en distribuant des tracts contre les « OGM cachés ».

Du coup, les faucheurs ont cherché à dénicher un scoop. Sonner trompettes et clairons. Le voici :

Pour obtenir les colzas « Clearfield » (ou VTH Variétés Tolérantes aux Herbicides), la société BASF, en plus de la mutagenèse, aurait « utilisé une autre technique : la multiplication in vitro de cellules de pollen, destinée à en transformer le plus grand nombre possible en embryons, puis en plantules. Ce procédé permet de gagner plusieurs années de multiplication et d’évaluation des nouvelles plantes afin d’accélérer l’arrivée des profits résultant de la commercialisation des nouvelles semences. »

Le scoop fait pschitttt… Car il n’y a rien de nouveau pour qui s’intéresse à l’agronomie. Et il n’y a rien de scandaleux à cela. 75% des surfaces de colza sur notre territoire proviennent de semences hybrides issues de cette technique décriée par les faucheurs.

Il est pour le moins étonnant que les faucheurs se réveillent maintenant d’autant que cette technique est largement utilisée pour le piment, l’asperge, l’orge, l’aubergine et le blé. 

Il est évident que la démarche des faucheurs est de tout interdire notamment dans le secteur de la recherche variétale.

Notons un point amusant soulignée par la société BASF dans un communiqué de presse : contrairement à ce qu’affirme les faucheurs, BASF n’est pas une entreprise semencière et ne commercialise donc pas de semences contrairement à ce qu’affirme la Confédération paysanne. 

Derrière le folklore des faucheurs se cachent des actes violents. N’oublions pas qu’ils doivent comparaître devant le tribunal de Dijon le 15 et 16 novembre 2018 pour avoir saccagé une parcelle d’essai mené par un agriculteur, essai qui avait pour objectif de limiter le recours aux produits phytosanitaires.

Ne nous y trompons pas, c’est bien les faucheurs qui doivent être jugés pour leur saccage et non les agriculteurs pour les techniques qu’ils utilisent en toute légalité !

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